Collège & lycée Bernard Palissy

Boissy-Saint-Léger

01 45 69 20 13

Collège & Lycée

Bernard Palissy

Boissy-Saint-Léger

Histoires fantastiques

Le Couteau du cimetière

A la tombée de la nuit un vendredi 31 octobre, un soir d’Halloween, Luc alla au cimetière pour rendre hommage à son papy. Il lui apporta un bouquet de fleurs. Alors qu’il le déposait, il entendit des bruits très étranges qu’il n’avait pas l’habitude d’entendre. Son cœur palpita de plus en plus fort, la pression commença à monter, puis il crut voir une ombre au coin du cimetière. Il se demanda ce que cela pouvait être et ce que cette ombre faisait ici à cette heure-là.

Mais, il n’y avait personne.

Il s’approcha petit à petit, et il crut distinguer plusieurs couteaux, les uns derrière les autres qui défilaient en file indienne et qui étaient en train de sautiller. Luc se demanda d’où ils venaient, cela paraissait tellement étrange… Il eut peur mais il prit son courage à deux mains et il s’approcha de plus en plus du buisson. Il commençait à paniquer, cependant il suivit les couteaux, et, à ce moment-là, il entendit une sorte de bruit de machine. Il avait vraiment très peur et s’enfuit pour retourner chez lui.

Deux semaines plus tard, et malgré ce qu’il avait vu et ressenti, il revint encore une fois apporter des fleurs sur la tombe de son papy. Il crut entendre les mêmes bruits et distinguer les mêmes ombres ; il lui sembla encore que les couteaux se suivaient les uns après les autres. Il se dit que, la prochaine fois, il reviendrait avec du matériel pour pouvoir explorer tout cela en profondeur et peut-être pas seul.

Il rapporta une lampe avec plusieurs piles pour ne pas qu’elle s’éteigne, et, au cimetière, il n’alla pas déposer des bouquets pour son papy.

Il était bien décidé à comprendre d’où venaient tous ces couteaux.

Il se dirigea vers le lieu d’apparitions inquiétantes, et il entendit une fois de plus, les mêmes faits et gestes. Il s’approcha encore plus près que la semaine précédente, il alluma sa lampe car il faisait très sombre et il était environ 23h. Il entendit un bruit qui ressemblait à celui d’une machine; pourtant, cela ne pouvait pas en être une, car il pensait ne voir que des couteaux.

Visite Bernard Palissy Puis, il entendit d’autres bruits comme une personne qui était en train de rire, et cela provenait de l’endroit d’où sortaient les couteaux et ils sortaient d’un buisson en évitant les couteaux qui se suivaient les uns derrière les autres, toujours sur la même trajectoire. Il était tout près du buisson, à 5cm et il se dit, alors, qu’il allait compter jusqu’à trois : 1…2….3….il sauta dans le buisson. Il vit alors à sa plus grande surprise son copain Mathis, qui lui faisait tout simplement une blague, il était tellement mort de rire qu’il pleurait.

Luc ne riait pas mais il se dit finalement que c’était mieux que ce soit dû à Mathis qu’autre chose de plus grave. Et il lui pardonna de lui avoir causé une telle frayeur.

Au final, ils rentrèrent tous les deux. En arrivant chez lui, Luc repensa ce qui venait de se passer tout cela paraissait extrêmement bizarre. Il se posa plusieurs questions : d’où venaient ces couteaux ? Cela n’est pas possible que ce soit Mathis ? Comment avait-il fait pour organiser tout ça ?

Luc s’interrogeait en vain.

Clara 4V

Histoires fantastiques

L’école la nuit

C’était un jour banal comme tous les autres. Tout s’était déroulé normalement au cours de la journée, mais, le soir, après que tous les élèves aient quitté l’école, il se passa une chose vraiment bizarre.

A la fin des cours, en règle générale, il y a l’étude qui est faite pour tous ceux dont les parents ne peuvent venir les récupérer. Donc, ces enfants-là restent jusqu’à 18h, ils prennent leur goûter et font leurs devoirs à l’étude.

Mais, ce soir-là, au moment du goûter à la cantine, il se passe quelque chose de vraiment très étrange : l’horloge de la cantine semble se détraquer et l’aiguille des minutes tourne continuellement jusqu’à atteindre une vitesse qu’on n’a jamais vue sur une horloge… Les animateurs qui surveillent la cantine essayent de rassurer les élèves en disant que ce n’est pas grave, que cela peut arriver parfois. Alors, ils se mettent tous à faire leurs devoirs, mais cette histoire d’horloge détraquée tourne dans leur tête, ce qui les déconcentre.

Tout à coup, ils entendent l’alarme incendie qui se met à hurler. Tous paniquent, même l’animateur qui leur demande de se mettre sous les tables et d’y rester, surtout sans faire de bruit, jusqu’à ce que le Directeur frappe à la porte. La seule envie de tous les élèves est qu’il arrive vite pour les rassurer et leur dire qu’il ne se passe rien de grave. Mais, avec l’histoire de l’horloge, tous les élèves sont très angoissés.

Des minutes passent, interminables. Soudain, au milieu du silence, tous entendent « toc, toc toc ». Ce bruit vient de la porte. Est-ce le Directeur ? L’animateur regarde les enfants, puis la porte et il se dit : « La vie des élèves d’abord ». Il prend son courage à deux mains, décide d’aller ouvrir et tombe nez à nez avec deux personnes d’environ vingt ans qui lui demandent où est le Directeur.

Qui sont-ils ?

Le surveillant regarde à droite et à gauche, puis les deux jeunes gens. Tout à coup, des sirènes de policiers retentissent et il voit, ou du moins il le croit, deux faisceaux verts qui traversent la porte du couloir. Puis, plus rien.

Visite Bernard Palissy Très choqué, il referme vite cette porte, s’assied par terre, incapable de bouger davantage et de nombreuses questions le submergent : a-t-il rêvé ? Est-il victime d’hallucinations ? Que se passe-t- il ? Qui sont ces deux individus ? Ont-ils un lien avec l’horloge ?

Finalement, les policiers arrivent, prennent en charge le surveillant et tous devront aller témoigner des phénomènes étranges qui ont apporté l’extraordinaire à l’école.

Mohamed 4V

Histoires fantastiques

Le vagabond

John vivait tranquillement dans une petite ville, quand un jour, auprès de ses amis, il apprit qu’un vagabond était dans la ville et qu’il allait de porte-en-porte pour mendier.

Etant donné que tous ses amis l’avaient croisé mais qu’ils ne l’avaient pas reçu, il se décida à l’accueillir chez lui. Le soir venu, l’homme se présenta devant sa porte pour demander à manger. John lui ouvrit et l’invita à entrer. Il était sale, en haillons, portait une longue barbe et était paralysé d’une jambe, ne se déplaçant qu’avec une béquille, il dit s’appeler «William».

Après avoir mangé et discuté, John proposa à William de rester pour la nuit : il dormirait sur le canapé. William accepta avec grand plaisir et commença à déballer ses affaires.

Le lendemain matin, William n’était plus là. C'était comme s’il n’était jamais venu, mais très étrangement, John fit comme si de rien n’était et continua sa vie normalement. C’était comme s’il ne l’avait jamais invité chez lui.

Quelques semaines plus tard, un soir, quand John s’apprêtait à se coucher, il entendit un grattement à la porte de sa chambre, et, presque immédiatement, il y eut des pleurs.

John se leva discrètement et verrouilla la porte. Après plusieurs heures, les bruits cessèrent.
John commença alors à s’endormir. Le lendemain, il sortit prudemment et inspecta la maison. Alors, il constata qu’il y avait des griffures sur la porte de sa chambre, que son réfrigérateur avait été quasiment vidé et que la porte de sa cave était grande ouverte. Il ressentit une certaine inquiétude.

Alors, il décida de mettre un cadenas sur la porte de la cave. Le soir, il retourna se coucher mais, par précaution et contrairement à son habitude, il s’enferma dans sa chambre.

Ainsi qu’il l’avait prévu, les grattements recommencèrent de plus belle, et John se dit que si la « chose » venait de la cave qui est verrouillée en temps normal, cela voulait donc dire que la porte avait été encore forcée ; mais John décida quand même d’attendre jusqu’au petit matin que les bruits s’arrêtent pour sortir.

Il vérifia sa théorie qui s’avéra vraie : la porte de sa cave avait été forcée. Il décida donc de mettre un cadenas plus résistant, puis il prit un sachet de croquettes pour chien, une bouteille d’eau ainsi qu’une vieille couverture sale et rapiécée, ouvrit brusquement la porte de la cave et jeta tout ce qu’il avait pris. Il ne vit personne.

Visite Bernard Palissy Il continua à le refaire pendant plusieurs mois. Parfois, les cris étaient tellement forts que John était obligé de mettre des bouchons d’oreilles, mais, petit à petit, ils diminuèrent, comme si la « chose » qui était dans la cave faiblissait. Un jour, quand John en eut assez de nourrir cette créature dans sa cave, il prit un long couteau bien aiguisé et descendit. Il y eut des sanglots qui redoublèrent d’intensité. Alors, John dit :

«Tu ne sortiras pas d’ici vivant ! »

Samuel 4V